Face to Face

Dans l’ins­tal­la­tion Face to Face que l’ar­tiste a réali­sée spécia­le­ment pour l’ex­po­si­tion au POPA, le spec­ta­teur fait véri­ta­ble­ment partie de l’oeuvre. Il entre dans un parterre de fleurs où la nature a disparu pour céder la place à un univers indus­triel, tout juste capable d’évoquer une fleur ou un arbre.

La forme hexa­go­nale des pétales lui a été inspi­rée par la struc­ture de la Berce, une fleur sauvage qui, en hiver, prend la forme d’un para­pluie dont il ne reste­rait que les baleines. Et celles-ci dessinent en creux un hexa­gone. Dans la géomé­trie sacrée de l’ar­tiste, l’hexa­gone incarne la tran­si­tion entre le rond et le carré, entre le spiri­tuel et le terrien, signe que tout n’est pas encore tota­le­ment perdu.

À partir de 2014, l’ar­tiste se réfère régu­liè­re­ment à la symbo­lique des nombres, dont il perçoit le pouvoir orga­ni­sa­teur et struc­tu­rant. L’un d’eux, le chiffre sept, est parti­cu­liè­re­ment présent dans son oeuvre. Chiffre mystique (dans la tradi­tion hébraïque, le chan­de­lier à sept branches person­ni­fie la divi­nité et la lumière) et symbole de la tota­lité de l’uni­vers (dans la tradi­tion chré­tienne, le monde fut créé en sept jours), la valeur « sept » déter­mine, par exemple, le nombre de miroirs présents dans Dead Sea et la quan­tité de fleurs qui composent Face to face.

Dans la langue française, la psyché désigne à la fois un grand miroir et l’âme. Face to Face est compo­sée de sept fleurs géantes qui sont autant de psychés renvoyant à l’homme sa propre image, mais aussi la respon­sa­bi­lité de son empreinte écolo­gique. Dres­sées comme des alter ego, ces fleurs à taille humaine peuvent aussi évoquer des antennes para­bo­liques captant les désirs et les ques­tion­ne­ments sur un monde meilleur.

Face to Face 2019 /dimen­sions variable

Miroir, panneaux stra­ti­fiés, 7 pièces 170 à 180 cm

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