Dead Sea

Chris­tophe Bregnard pour­suit avec Dead Sea ses réflexions sur le miroir, le sort de la nature et la figure hexa­go­nale. Créée spécia­le­ment pour l’ex­po­si­tion au POPA, l’ins­tal­la­tion permet à l’ar­tiste de renouer avec l’ar­gile, un maté­riau qu’il connaît bien. Ici, l’ar­tiste s’im­pose un travail arti­sa­nal long et répé­ti­tif. En effet, l’oeuvre comprend deux parties : sept miroirs posés sur le sol évoquent un plan d’eau. Y flottent 350 bouquets en céra­mique réali­sés par l’ar­tiste. Le chou roma­nesco, dont la forme inté­resse l’ar­tiste depuis long­temps, coudoie des coquillages, des cactus nains et diverses plantes grasses. Au total, l’ar­tiste a moulé sept bouquets diffé­rents.

En refu­sant de peindre les céra­miques, l’ar­tiste adresse un discret hommage à Blos­som, le parterre de fleurs en céra­mique blanche d’Ai Weiwei, instal­la­tion que l’ar­tiste a décou­vert à Lausanne en 2017.

Dead Sea est la première oeuvre ouver­te­ment enga­gée du sculp­teur ajou­lot puisqu’elle évoque la dispa­ri­tion de la Grande Barrière de corail, qui se traduit par l’ap­pa­ri­tion de la couleur blanche. Ces mini-jardi­nières sans couleur et sans éclat rappellent égale­ment les cendres qui recouvrent le sol après une érup­tion volca­nique, comme celle de l’Eyjafjöll en 2010. Elles repré­sentent aussi, précise l’ar­tiste, « l’im­pact de l’homme sur la mer. Celui-ci est capable de vider la mer dans le seul but écono­mique. Je pense, par exemple, à la Mer d’Aral. L’être humain est en train de réduire ce lac salé d’Asie centrale à un désert. Cette inquié­tante tran­si­tion est symbo­li­sée par les coquillages qui jouxtent les cactus »

Dead Sea 2019 / 350 X 350 cm

Miroirs, céra­miques 350 pièces / tirages 50 ex. chacun


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